La femme, oui, mais n'oublions pas de commencer par le début
Je vous propose ici un article de l’Afghanistan Times d’aujourd’hui. Je n’ai pas fini de lire le journal, mais je trouvais cet article intéressant parce qu’il illustre bien ce que je pense être une lacune dans l’aide internationale. Pour celle-ci, la démocratie se construit souvent avec un accès à l’éducation (construire des écoles, par exemple), avec de bons médias, et avec l’augmentation de la qualité de vie de la femme. Je suis d’accord avec eux, mais ils oublient bien souvent les petits détails de la construction politique.
J’ai beaucoup parlé de ce sujet avant mon départ avec le conseiller politique de l’ambassade d’Afghanistan en Belgique, Mohammad Yahya Masoud, le grand frère du très connu Massoud. Par exemple, il n’existe aucune loi protégeant les fermiers afghans de l’exploitation par leur propriétaire. Ils doivent donc céder 4/5ème de leur production à ceux qui les exploitent. Idem pour les maçons, et tous les métiers plus manuels, demandant moins d’éducation. Comment donc pour ces personnes gagner plus d’argent et se permettre d’aller à l’école, donc de s’éduquer, et puis d’évoluer vers une situation plus confortable? Impossible…
Le point de vue de Masoud, et je dois dire que j’y suis pas insensible, est de dire qu’il est vrai qu’il faut s’occuper de la situation de la femme en Afghanistan, mais qu’il ne faut pas oublier de commencer par la base : les petites lois, les petits détails, qui permettent aux gens de vivre décemment.
Voici donc cet article de l’Afghanistan Times. D’après le Courrier International, ce quotidien est indépendant, et fournirait une information valable. Excusez-moi si la traduction n’est pas toujours heureuse, les quelques interprètes et traducteurs qui me lisent savent que traduire, c’est un métier.
L’Afghanistan demande des lois plus sévères sur le viol

En Afghanistan, les violeurs sont trop peu souvent poursuivis pour leur crime, alors que les victimes de viols manquent d’accès à la justice et vivent dans la honte et le traumatisme, selon un rapport du Bureau des Nations-Unies qui s’occupent des Droits Humains (Office of High Commissioner for Human Rights, OHCHR). « Dans certaines zones, les violeurs suspectés ou connus sont de puissants commandants, des membres de groupes armés illégaux, membres de gangs criminels, ou bien des personnages puissants dont l’influence les protège de l’arrestation et des poursuites. S’ils ne sont pas ces personnes, ils y sont au moins liés », explique le rapport, dont le titre est « Le silence est la violence », et paru à Kaboul le 8 juillet.
« Les femmes et les filles risquent le viol dans leur propre maison, dans leur communauté, ou bien dans les centres de détention », montre encore le rapport. Norah Niland, représentante de l’OHCHR en Afghanistan, nous explique que la honte et le traumatisme poursuivent les victimes plutôt que les criminels. Les violeurs réussissent souvent à éviter les poursuites et les punitions à cause des lacunes de la loi afghane, du code pénal, et des autres lois. « Il y a un urgent besoin d’inscrire le viol comme crime dans la loi afghane, » nous dit Niland, qui dirige aussi l’unité des droits humains de la Mission d’assistance des Nations-Unies en Afghanistan (UNAMA).
Certaines pratiques traditionnelles permettent aussi le flou dans la loi. Les disputes entre clans ou familles sont parfois facilitées ou résolues par un mariage entre le violeur et sa victime pour couvrir le crime. Il existe une autre technique, appelée « Baad » qui offre une couverture au violeur par l’échange d’une fille entre les familles impliquées pour résoudre le conflit : le violeur suspecté ou sa famille se fait pardonner en offrant une fille à un des fils de la famille de la victime.
Encore plus important, le système judiciaire est inadéquat. « Lorsqu’une victime de viol se rend à la police pour porter plainte, elle est violée à nouveau par les policiers et traitée de prostituée, mais ils ne disent jamais rien au violeur », nous explique Sima Samar, présidente de la Commission indépendante afghane des droits humains (AIHRC).
Signé IRIN, Afghanistan Times, 9 juillet 2009, n°285, page 4.
Commentaires
Une réponse à “La femme, oui, mais n'oublions pas de commencer par le début”
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Certes, Hollande n’ a pas l’air d’un foudre de grreue, Aubry de9clare que son reave c’est la culture (en tant que ministre) et Delanoeb se voit en gardien de muse9e.Ce qui geane pourtant le pouvoir actuel, c’est que la base entend bien faire du mouvement actuel une opposition frontale e0 la politique mene9e depuis mai 2007.Et de ressortir les meames e9pouvantails connus e0 d’autres pe9riodes : la France prise en otage, les casseurs qui mettent la Re9publique e0 feu et e0 sang, les jeunes qui devraient s’occuper de leurs e9tudes et non de leurs retraites, etc.Les pauvres paroles d’un Sarkozy (ouh le0 le0, mode9rateur, alerte !), apparemment de9termine9 e0 montrer qui c’est le chef qui commande le pays, n’y peuvent mais, mai, mai, Paris, mai, mai, mai, Paris

Certes, Hollande n’ a pas l’air d’un foudre de grreue, Aubry de9clare que son reave c’est la culture (en tant que ministre) et Delanoeb se voit en gardien de muse9e.Ce qui geane pourtant le pouvoir actuel, c’est que la base entend bien faire du mouvement actuel une opposition frontale e0 la politique mene9e depuis mai 2007.Et de ressortir les meames e9pouvantails connus e0 d’autres pe9riodes : la France prise en otage, les casseurs qui mettent la Re9publique e0 feu et e0 sang, les jeunes qui devraient s’occuper de leurs e9tudes et non de leurs retraites, etc.Les pauvres paroles d’un Sarkozy (ouh le0 le0, mode9rateur, alerte !), apparemment de9termine9 e0 montrer qui c’est le chef qui commande le pays, n’y peuvent mais, mai, mai, Paris, mai, mai, mai, Paris